De tous les voyages, de toutes mes expatriations, de toutes mes expériences, de tous les services à la clientèle qui existent autour de cette planète, le colombien est, selon le moi, l’un des pires. Mais avant de vous donner quelques exemples concrets qui accréditeront ma thèse, laissez-moi vous rappeler une des raisons qui rend cet état de fait insupportable.

Les Colombiens et les procédures

Quel que soit l’achat que vous effectuez, la démarche administrative dans laquelle vous vous lancez ou même le plus petit abonnement de téléphone auquel vous souhaitez souscrire, vous serez confrontés aux trámites colombianos. Entendez par là un nombre incalculable de procédures aussi farfelues qu’inutiles, que même les Colombiens ne comprennent pas, mais auxquels pourtant ils sont farouchement attachés. Au point de vous faire chier (pardonnez l’expression) pour une petite rature sur un document de trois pages, rempli à la main…

Après avoir donc suivi un véritable chemin de croix, qui peut durer des mois (véridique), vous vous attendez forcément à ce que le service à la clientèle tienne la route.

Que neni!

Le bonheur intense que l’expatrié ressent lorsque, finalement, les différentes procédures sont derrières lui, ne sera que de courte durée. Car rapidement, il sera confronté au service à la clientèle colombien. Un service qui devrait se nommer le «service foutage de gueule colombien».

Marchandise défectueuse

Farouches défenseurs de la nature, il nous était insupportable de jeter nos épluchures à la poubelle. Nous avons donc opté pour un lombricomposteur qui nous a été livré par la poste. Impossible d’en trouver sur place, vous vous en doutez. Des semaines et des semaines après l’avoir commandé, je l’ai donc reçu. En pièces détachées à monter soi-même. Pas de problème! Sauf qu’il manquait des pièces… Evidemment.

J’ai donc contacté le service après-vente du site sur lequel j’ai commandé (Mercadolibre) pour les informer du problème. Photos à l’appui. On me répond gentiment que les pièces manquantes vont arriver. J’attends. Longtemps. Très longtemps. Puis les recontacte. Sans succès. J’essaie, encore et encore. Mais plus de réponse. Silence radio. Jusqu’au jour où je constate que mon compte a été fermé pour, je site, opérations fallacieuses. Au lieu donc de résoudre le problème, ils virent les clients! Pratique…

Vols dans les hôtels

C’est la première fois de ma vie également que je me fais voler des affaires dans un hôtel. Et pourtant, des hôtels, j’en ai visité… Je profite d’ailleurs de ce billet pour vous déconseiller l’établissement Santa Viviana, à Villa de Leyva (il n’y a pas de petites vengeances, n’est-ce pas?). Nous avons informé la réception des vols dont nous avons été victimes. Le premier jour, des écouteurs ont disparu. Le deuxième jour, c’est le chargeur desdits écouteurs qui nous a été subtilisé (le voleur avait de la suite dans les idées).

– Que pena con usted. On va prévenir la police. On est désolé. Ca n’arrive jamais chez nous. On va investiguer et vous revenir. Et on vous remboursera.

On attendu, attendu, ils ne sont jamais revenus! J’ai envoyé des messages, j’ai essayé de les contacter, insistante.

Jusqu’au jour fabuleux où j’ai reçu la réponse que vous venez de lire: en fait, chez nous, il n’y a pas de vol. Désolé. Au revoir.

Attendre, attendre, attendre

Je pourrais vous donner de nombreux autres exemples. Mais je pense que vous avez compris… Je me limiterai ici à conclure qu’en sus du flagrant «foutage de gueule monumental», patience est mère de toutes les vertus.

Attendre devant une porte fermée qu’un magasin ouvre (en retard évidemment), attendre son tour à un guichet, faire la queue, attendre la carte dans un restaurant, attendre sa commende (alors que j’écris ces lignes, j’attends depuis 25 minutes mon cafe late frio… Alors que le café est presque vide…) Et prendre sur soi! Car si le service à la clientèle colombien est la plus grosse arnaque dont j’ai été témoin, sachez qu’il est inutile de s’énerver! Les vendeurs et autres serveurs n’en ont absolument rien à faire que vous ne soyez pas satisfaits. Ici, un client fâché est un client normal…

PS.

Vous vous demandez peut-être ce que j’ai fait de mon lombricoposteur. Et bien je l’ai gardé, je l’ai monté du mieux que je pouvais et j’éponge régulièrement le liquide qui s’écoule sur le sol (alors qu’il devrait s’écouler dans un petit réservoir)… ll faut savoir faire contre mauvaise fortune bon cœur!

2 Commentaires

  1. Mario Jelmini

    Mais qu’êtes-vous donc allés faire dans cette galère?
    Avec cette publication, vous n’allez pas devenir copine avec el señor Julián Guerrero Orozco…

    Réponse

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