Voilà un nom qui fait rêver autant qu’il fait frissonner! Et nous avons eu la chance, mes enfants, mon mari et moi-même, de visiter ce paradis sur terre. Retour sur trois jours bercés de bruits d’animaux sauvages et baignés d’une nature exubérante.

Ce séjour ayant été intense, et souhaitant rendre hommage à cette région comme il se doit, je vais vous proposer deux billets. Le premier rendra compte de notre périple aquatique, alors que le deuxième sera une plongée dans la forêt.

Un peu de géographie

Avant de vous embarquer dans un périple hors du commun, laissez-mois vous rappeler où se situe l’Amazonie colombienne.

Comme vous pouvez le constater, cette région se situe tout au sud du pays, à la frontière avec le Pérou et le Brésil. Première étape obligatoire donc: Leticia, chef-lieu de la région.

Premier constat

Immuablement, le premier constat que nous faisons en quittant Bogota est le suivant: mais punaise ce qu’ils sont sympas les Colombiens qui n’habitent pas la capitale! Des gens polis, serviables, sympathiques, affables. Et les habitants de Leticia ne font pas exception à la règle.

Sans compter que la ville est un parfait exemple de propreté et d’entretien collectif du patrimoine urbain local. Ici, chacun nettoie devant sa porte et personne ne balance négligemment et sauvagement ses déchets. Ici, la cité se reconstruit, s’entretient et se modernise. Wahou!

De Leticia à Puerto Narino

Nous avons décidé de commencer notre séjour en Amazonie par une plongée dans le monde aquatique de cette région. Naviguer sur le Rio Amazonas est forcément une expérience mythique. En route donc pour Puerto Narino, un sympathique petit village sur les bords du fleuve. A peine deux heure de bateau et nous voilà dans cette incroyable petite bourgade.

Car oui ! Ce que le visiteur découvre est à proprement parler incroyable! Laissez-moi vous décrire le lieu. Je vous assure que vous n’allez pas en revenir.

Village model

Imaginez descendre du bateau et découvrir un village sans voiture. Une grande étendue verdoyante s’étend devant vous, terrain de jeu des familles et des « footeux ».

Sur la gauche, un espace réservé aux sculpteurs en herbe alors qu’un terrain de basket couvert est en train de voir le jour quelques mètres plus loin. Quelques sonorités colombiennes s’élèvent des resto qui jouxtent le débarcadère. La nature, bien que contenue par la main de l’homme, est déjà exubérante, colorée, joyeuse.

Alors que l’heure du repas approche, de grandes tables sont dépliées sur les petits chemins qui parcourent le village. Viandes, poissons et autres arepas sont alors cuits au barbecue. A consommer sans modération en papotant avec votre voisin de tablée improvisé.

Je vous l’ai dit! INCROYABLE!

A la rencontre de la faune et de la flore

Evidemment, le point d’orgue de la visite de cette bourgade est la découverte de la faune et de la flore du fleuve Amazone. Alors que la barque nous conduit le long d’un bras du fleuve en direction du lac Tarapoto, nous découvrons une nature intacte et préservée.

Des dauphins gris et roses en pagaille, des singes qui jouent joyeusement autour de nous, des papillons colorés qui nous tournent autour. La magie opère alors que le rio s’enfonce en serpentant dans la forêt.

A l’eau!

Voilà ce que nous a dit Robinson, notre guide local, alors que nous arrivions dans le lago Tarapoto. Suivi de «et après, on ira pêcher le piranha!»

  • Moi: C’est une blague?
  • Robinson: Non, aucun risque ici, les piranhas restent en bordure de fleuve! Ils ont peur des dauphins qui les mangent.
  • Moi: Euh… Et les serpents?
  • Robinson: C’est pas la saison.
  • Moi: Et les alligators?
  • Robinson: Y en pas ici.
  • Moi: Et euh… On a cette légende urbaine en Europe: les hommes ne doivent pas uriner dans le rio Amazone, car un petit parasite risque de remonter l’urètre. Que se passe-t-il si mon fils fait pipi dans l’eau?
  • Robinson: Aucun risque, ce parasite n’existe pas ici. C’est uniquement dans les eaux stagnantes.
  • Moi: Ok… Donc j’imagine que si je me soulage dans l’eau, pas de risque pour moi non plus? (Il est des besoins qui ne se commandent pas, n’est-ce pas?)
  • Robinson qui éclate de rire: Fais toi plaisir Estefania !

Plouf!

Alors à l’eau tout le monde! Pas très rassurés, mais conscients qu’une telle chance ne se reproduira peut-être jamais dans nos vies, nous avons sauté à l’eau! Une eau épaisse, à la couleur brun-rouge… Une expérience exceptionnelle, qui restera gravée dans nos mémoires! Et vous savez quoi? Aujourd’hui, je peux dire, non sans une pointe de fierté: j’ai fait pipi dans l’Amazone! La classe, non?

PS

Oui, nous avons bel et bien pêché le piranha après nous être baignés! Spécimen que nous avons par la suite relâché dans l’eau. Non sans avoir admiré sa dentition!