Après donc vous avoir emmené à la découverte de l’Amazonie “aquatique”, laissez-moi vous guider en plein cœur de la forêt.

Retour à Leticia

Nous avons décidé, limités dans le temps que nous étions, de retourner sur Leticia directement après la visite de Puerto Narino. Et c’est une décision que je ne regrette pas, tant la nuit que nous y avons passée fut en tous points magique.

Un hôtel un peu spécial

A aventure extraordinaire, logement hors du commun. Au moment de réserver notre hôtel pour cette nuit en forêt, mon choix c’est immédiatement arrêté sur l’hôtel Reserva Natural Tanimboca.

Pourquoi ? Parce que nous avons eu l’incroyable chance de dormir dans une cabane au milieu de la forêt. Enfin, au milieu, au milieu… Je m’avance un peu. Mais il nous fallut nous enfoncer pendant plus d’un kilomètre dans la forêt avant de découvrir notre «chambre». Une cabane haute perchée, dont les murs sont faits en épaisses moustiquaires. De quoi être protégés des insectes, mais bercés de mille et un bruits nocturnes.

Une petite douche et c’est parti

Nous sommes arrivés à notre hôtel en fin de journée.

Juste le temps de nous doucher avant de transpirer à nouveau! Oui, oui, je parle bien de cette grosse goûte de transpiration qui coule le long de la tempe en cas de stress intense. Wahou, quelle expérience nous avons vécue! Je vous raconte.

Recorido nocture

Afin de nous permettre de profiter pleinement des beautés nocturnes dont regorge la forêt amazonienne, l’hôtel organise des balades nocturnes. Accompagnés d’un guide, nous avons ainsi eu la chance de découvrir un monde fascinant: celui des insectes, arachnides et autres batraciens qui profitent de l’obscurité pour vivre leur vie.

Plongés dans une nuit profonde à peine troublée par les faisceaux de nos lampes de poches, nous avons donc cheminé, lentement, dans la forêt. Et à peine avions-nous fait trois mètres que nous tombions sur notre première…

Tarentule!

Des tarentules en pagaille!

A gauche, à droite, sur des feuilles, dans des trous… Magnifique certes, mais tellement flippant. Si je n’étais pas rassurée, je peux vous garantir que ma fille qui cheminait courageusement devant moi était morte de trouille. Au point que j’ai fini par demander à notre guide de ne plus nous les montrer.

Diversité

Vous ne pouvez vous imaginer la diversité et la densité d’insectes que nous avons vus. Notre guide s’arrêtait littéralement tous les deux mètres pour nous montrer un nouvel insecte. La passion de cet homme était communicative, à l’inverse de son sang froid!

Milieu hostile

J’avais toujours entendu que la forêt amazonienne est un milieu hostile. Peut-être même le plus hostile de la planète. Et après l’avoir à peine entraperçue (il ne fait aucun doute que nous n’avons vu qu’un tout petit bout de cet univers hors normes), je conçois que ça puisse être le cas. Car derrière la beauté de cette nature exubérante, nous avons deviné une férocité insoupçonnée.

De la petite fourmis qui a littéralement paniqué notre guide (c’est la seul fois que je l’ai vu s’agiter! Attention, attention, courez! Nous sommes sur une fourmilière, si elles vous mordent, c’est très douloureux!) à la tarentule potentiellement mortelle pour l’homme de la petite grenouille venimeuse au serpent constrictor (que nous n’avons pas vu… Mais bah ! J’ai envie de dire que c’est pas grave !), la forêt regorge de dangers. De quoi, à nouveau, nous laisser admiratifs et quelque peu intimidés.

Après l’eau et la terre…

Rendez-vous dans les airs! Nous avons en effet décidé de nous octroyer un petit moment de plénitude aérienne avant de sauter dans notre avion.

Toujours dans le même hôtel, rendez-vous à 35 mètres d’altitude pour une session tyrolienne. Harnachés aux cimes des arbres, nous nous sommes laissé aller à rêver planer au-dessus de la forêt… Et vous savez quoi? Mazette si c’est beau là en haut!