Le secret bancaire made in Colombie

Le secret bancaire made in Colombie

Enfer et damnation! Mais où est donc passé le bon vieux secret bancaire? Celui auquel les Suisses tenaient tant? Et ben je peux vous dire qu’il n’est pas à Bogota. Retour sur une mésaventure typiquement colombienne.

Ouverture d’un compte en banque

Comme beaucoup de gens autour de cette terre, nous avons eu à ouvrir un compte en banque. Peut-être vous souvenez-vous à quel point obtenir une ligne internet est compliqué? Je vous laisse donc imaginer les tracasseries auxquelles nous aurions dû faire face pour ouvrir un compte. Oui, oui, j’ai bien dit «aurions».

L’unité colombienne du HCR accueillant toujours plus d’expatriés, crise vénézuélienne oblige, le bureau de mon mari a eu la bonne idée de travailler avec une banque. Cela dans l’objectif de faciliter les démarches de leurs employés.

Réunion de groupe

Une agente habituée du « cas » étranger est donc mandatée par le HCR afin de nous permettre de remplir les différents documents nécessaires à l’ouverture d’un compte. Bien sûr, son temps étant précieux, elle décide de fusionner les rendez-vous! Attendez, Jessica va ouvrir un compte en même temps que vous!

Secret : 0, divulgation : 1

Mon mari, Jessica et moi-même nous sommes donc retrouvés en même temps face à la gentille petite dame. Une petite dame qui ne se rend absolument pas compte que pour nous, Européens, il est totalement inconcevable de discuter salaires, cartes de crédit ou cartes de débit face à un autre client de la banque. Nous nous sommes donc tous regardés, un petit peu gênés. Nous nous sommes demandés en français: non, mais on va vraiment faire ça en groupe? Et nous avons rapidement compris que le secret bancaire est une notion toute relative en Colombie.

Femme dépendante

Alors là, c’était le pompon du pompon. La claque misogyne infligée par une autre femme. La réalité du peu de cas qu’est fait de «la femme d’expat ». Vous savez? Cette godiche dont la vacuité de la vie la pousse à suivre bêtement son mari à l’étranger, tel un petit toutou docile qui préfère aller chez le toiletteur plutôt que de travailler.

Qu’elle ait une vie intellectuelle épanouie, qu’elle s’occupe avec dévotion de sa famille ou qu’elle cherche activement un emploi n’est pas une constituante valable de cette typologie d’être humain. Je ne suis, aux yeux de la banquière (et du HCR soit dit en passant), qu’une femme dépendante.

Un plafond ?

C’est tout juste si j’ai un nom en réalité. Et pour pousser l’humiliation un petit peu plus loin, voilà la question qu’elle a posé à Cédric, face à cette fameuse Jessica. Et face à moi…

  • La banquière à mon mari (en Espagnol): souhaitez-vous plafonner les montants que votre femme peut dépenser?
  • Moi à la banquière (en Espagnol): je vous demande pardon?
  • Re la banquière à mon mari (en Espagnol): souhaitez-vous limiter les dépenses de votre femme?
  • Moi à mon mari (en Français): nan mais elle se rend compte que je suis assise là en face d’elle?
  • Moi à la banquière (en Espagnol): non, il ne va pas me mettre de plafond.

Mon mari a trouvé cette scène à mourir de rire. Je dois avouer qu’elle m’a fait rire jaune.

Fais péter la carte baby

Eh ouais! J’ai pas de plafond!

Je peux donc aller chez le toiletteur toutes les semaines si je veux! Et bim dans ta face, la banquière.

Sortir de Bogota et se ressourcer dans une finca

Sortir de Bogota et se ressourcer dans une finca

Bogota n’est pas toujours une ville facile. Beaucoup des stress, beaucoup de pollution, beaucoup de nuages… Si bien qu’il est agréable, voire vital, d’en sortir aussi souvent que possible. La bonne nouvelle: à peine quelques heures de route et vous voilà au Paradis!

Down, down, down…

Ce qui est impressionnant lorsqu’on sort de Bogota, c’est l’interminable route serpentant à flanc de montagne qui nous mène de 2600 mètres à 700 mètres!

Ou, en d’autres termes, de 15 à 30 degrés! Le bonheur donc! Que ce soit au Nord ou au Sud, les possibilités sont multiples et le résultat presque toujours identique. Enfin de la chaleur et du soleil.

Finca

Une finca, c’est une maison de campagne. Le lieu de villégiature pour la moitié des Bogotanais le week-end venu. Et franchement, après avoir testé, je valide! Le changement de décor, d’ambiance et de climat est radical. Hormis la route qui peut s’avérer compliquée, embouteillage oblige, le voyage vaut la peine. Rajoutez à cela de chouettes amis, et tout est réuni pour vous faire passer un moment inoubliable.

La Mesa

Nous avons jeté notre dévolu sur une finca située à la Mesa, situé à 45 kilomètres de Bogota. La Mesa, soit « table » en Espagnol, doit son nom à sa situation géographique. Cette ville se love en effet sur un petit plateau, dans la Cordillère orientale. La faune et la flore y sont splendides, la météo agréable et les balades dépaysantes.

Nous nous sommes laissés gagner par le plaisir de petites marches dans les environs directes de la Mesa, sans autre objectif que de se dégourdir les jambes, de s’évader et de se gorger d’un paysage magnifique.

Farniente

Et c’et là que la magie opère. Piscine, manguier, farniente, oiseaux qui gazouillent. Jamais vous n’aurez l’impression d’être si proches et pourtant si éloignés de la capitale.

Une escapade bénéfique qui… rend le retour à Bogota encore plus compliqué. Je dois l’avouer: sortir de la capitale est un plaisir. Y retourner est presque douloureux…

Autre climat, autres bébêtes

A Bogota, la vie animal est assez réduite, comme vous pouvez l’imaginer. Entre la pollution et le mauvais temps, la faune est réduite. Evidemment, cet état de fait change radicalement lorsqu’on s’éloigne de la ville et que les températures remontent. Un concert de bruits d’insectes et de cris d’oiseaux vous accueille alors qu’une féerie de couleurs flatte votre œil.

Papillons, fleurs, insectes et oiseaux multicolores vous font oublier le quotidien grisâtre de Bogota.

Attention, ça pique, ça mort, ça tue !

Et là, forcément, ça peut être un peu moins drôle… Les bébêtes du coin peuvent potentiellement être dangereuses. Et les petits Européens restent tout penauds devant de pareils instructions.

Quand Bogota rime avec gastronomie

Quand Bogota rime avec gastronomie

Bogota, c’est le paradis des gastronomes. Il y a en a pour tous les goûts et pour tous les budgets!

Ce n’est donc pas véritablement un post pour familles en mal d’idées, mais bien plus un post pour amoureux des bonnes adresses culinaires. Je vous donne ici mon top 3, qui est évidemment appelé à évoluer le temps passant. Et je ne doute pas qu’ils vous feront saliver, où que vous soyez…

Agave Azul

C’est LE restaurant mexicain de Bogota. Le concept est très simple: pas de carte (les serveurs s’assurent de vos préférences et allergies cependant), une cuisine ouverte et des convives qui mangent directement dans la maison de la cheffe. Corollaire: très peu de couverts par soir, il faut donc absolument réserver!

Et si le lieu est absolument génial, les plats, quant à eux,  se succèdent au rythme de papilles émoustillées qui en demandant encore! Tenue par l’incroyable cheffe Tatiana Navarro, aucune fausse note ne peut y être recensée. Pour couronner le tout, les Margaritas sont super bonnes.

Restaurant Agave Azul: la Macarena, carrera 3A n.° 26 B-52, Bogota (s’agissant de la maison de la cheffe, il n’y a pas d’enseigne sur la devanture. Sonnez à la porte et attendez qu’on vienne vous ouvrir.)

Andrés Carne De Res

On ne va pas chez Andrés Carne De Res que pour manger. Non… On va chez Andrés Carne De Res pour l’expérience. Si la viande y est réputée délicieuse, je peux vous dire que l’ambiance qui règne dans ce restaurant-boîte de nuit est démentielle! Ca chante, ça rit, ça danse, ça mange d’excellents plats mais surtout, ça boit! Cocktails explosifs et bien tassés, vous finirez le ventre plein et les jambes chatouillées par l’envie de danser. Rendez-vous donc sur la piste de danse, prêt à éliminer le repas englouti!

Il existe deux Andrés Carne De Res, un au centre de Bogota (zona T) et l’autre à Chia! Si celui de Bogota est plus facile d’accès, celui de Chia est… plus déganté!

Gitane

C’est sans conteste, à mes yeux bien évidemment, le meilleur restaurant que nous aillons fait à ce jour. C’était tout bonnement divin! S’il est difficile de trouver un fil conducteur à la carte, qui vous propose pizzas, feuilles de vigne farcies, houmous, viandes et poissons, je peux vous assurer que ce petit détail (de taille, je vous le concède) n’est plus un problème. Vous vous laisserez séduire par la qualité des mets. Je n’ai qu’une hâte, y retourner, c’est dire!

Question ambiance? Feutrée? Cosy? Animée? Là, je pêche total pour vous répondre. Il se trouve que nous étions une énorme tablée, composée de francophones, d’hispanophones et d’anglophones. Cet espèce de medley acoustique, le tout imbibé de gin and tonic, fait que je n’ai pas porté grande attention à ce qui se passait autour de nous! (Mazette, mais je ne fais que vous parler de soirées arrosées, ma parole!)

Quoi qu’il en soit, je vous recommande ce lieu! Vraiment!

Gitane, calle # 83 9-48, Bogota.

Hermès carne de res

Un joli clin d’œil au géant dont je vous parle ci-dessus. Ce boui-boui, qui ne paie pas de mine, propose une viande savoureuse, un accueil chaleureux pour un prix défiant toute concurrence. En un clair: on adore! Sans parler du sympathique patron, toujours prêt à tailler le bout de gras avec ses clients. Ce n’est certainement pas le plus bling-bling des resto du coin, mais notre petit chouchou de Chapinero.

Farniente à Santa Marta

Farniente à Santa Marta

Un des nombreux points positifs à notre expatriation en Colombie est la proximité avec la mer des Caraïbes. A peine une heure d’avion et nous voilà loin de la grisaille de Bogota! Retour sur trois jours de douce torpeur, dans la ville coloniale de Santa Marta.

Santa Marta la mal-aimée

Ah Santa Marta, magnifique ville coloniale qui s’épanouit dans l’ombre de Carthagène des Indes. Si cette dernière est adorée de tous, Santa Marta semble être la mal-aimée. Quoi? Tu vas à Santa Marta? Pourquoi tu ne vas pas à Carthagène? Voilà le discours que vous entendez continuellement.

J’ai donc décidé de vous lister ici les raison pour lesquelles choisir Santa Marta!

Le prix

Aussi trivial que cela puisse paraître, la première raison que je vous annoncerai ici est le prix. Carthagène, victime de son succès, a vu les prix des transports et des logements monter en flèche! Bien sûr, s’y rendre reste totalement abordable. Mais se rendre à Santa Marta depuis Bogota coûte véritablement des clopinettes.

L’histoire

Si Carthagène est une magnifique vieille ville coloniale, Santa Marta est LA plus vieille ville coloniale du pays, et la deuxième plus vieille de toute l’Amérique latine (fondée le 29 juillet 1525 par les Espagnols).

C’est également dans cette ville qu’El Libertador, alias Simon Bolivar, est décédé en 1830, de la tuberculose. Il est d’ailleurs possible de visiter sa maison, l’hacienda Quinta de San Pedro Alejandrino.

Les plages

Si les plages de Carthagène sont réputées pour ne PAS  être belles, celles de Santa Marta, a contrario, sont absolument magnifiques. A un petit bémol près dont je vous parlerai plus bas. N’oubliez pas vos masques, il est possible d’y faire du snorkeling.

  • Rodadero: à quelques 10 minutes en taxi, je vous conseille de vous rendre à la plage du Rodadero. C’est une plage touristique, certes, mais les vagues y sont toutes douces et les enfants peuvent y jouer sans le moindre risque de se faire emporter.
    Nous y avons loué un kayak et avons fait un petit tour, presque jusqu’à Playa Blanca, située à environ quarante-cinq minutes à la force des bras. A faire avec les enfants! Sans parler du fait que c’est activité eco-friendly: pas de bateau, pas de bruit, pas de moteur!
    Attention à la forte densité de touristes en période de vacances cependant.
  • Playa Blanca: on accède à Playa Blanca depuis la Playa del Rodadero. Quelques minutes de bateau, ou quarante-cinq minutes de kayak, et vous y êtes.
  • Playa Taganga: Taganga est une petite ville de pêcheurs, à quelques 10 minutes en taxi de Santa Marta, qui propose une magnifique plage «bobo-hippies». Nous avons adoré cet endroit. Mis à part la mauvaise expérience que nous y avons vécu… A découvrir un peu plus bas dans le chapitre pollution…
  • Playa Cristal: je ne vous mentirai pas, nous n’y sommes pas allés. Cette plage, selon les dires magnifique, se situe dans le parc Tayrona. Pour y accéder, il vous faut vous rendre à Taganga, puis prendre un bateau réputé relativement dangereux de par le fort courant et les grosses vagues à traverser. Evidemment, fortement déconseillé avec des enfants (des adultes ont été blessés). L’autre option est d’y aller en taxi. Il vous en coûtera cependant une petite fortune.

La nature

La nature environnante est somptueuse. Nichée entre la mer des Caraïbes et la Sierra Nevada, Santa Marta vous propose une faune et une flore d’une diversité exceptionnelle. Entre la neige et la plage, vous y trouverez sans le moindre doute votre bonheur.

Bars et resto

La vieille ville de Santa Marta, et notamment les rues proches del Parque del Novio, regorge de bars, de restaurants et de boîtes de nuit. Et il y en a pour tous les goûts! Pour les familles, les végétariens, les carnivores, les fêtards, les amateurs de poissons… Nous avons adoré nous balader dans ses petites rues colorées, de jour comme de nuit, à la recherche du restaurant qui saurait combler nos papilles.

La vieille ville

Comme je vous l’ai dit, et même s’il est vrai que la vieille ville de Cartahgène est somptueuse, celle de Santa Marta vaut également le détour. Ses petites maisons colorées, Ses petites rues pavées…

Personnellement, j’ai adoré!

Pollution…

Et voilà… Nous y sommes… La pollution en Colombie est endémique. Et ses ravages un crève-cœur. Les plages de Santa Marta même ne sont pas conseillées tant elles sont polluées par l’immense port qui les jouxte. Et malheureusement, plastiques en tous genres commencent à se déverser sur les plages avoisinantes.

Je vous ai parlé d’une mauvaise expérience que nous avons vécu avec nos enfants. Une mauvaise expérience que nous avons cependant essayé de transformer en une action positive. Laissez-moi vous raconter.

Quand le courant nous ramène nos merdes…

Nous sommes arrivés le cœur léger sur la plage de Taganga. Les enfants ont commencé à se baigner et nous aussi, charmés par l’atmosphère babacool des lieux. Puis, la marée s’est inversée… Alors avons-nous commencé à apercevoir, au loin, des dizaines et des dizaines de petits points blancs se rapprocher. Puis, se sont échoués sur la plages des montages de déchets, tous plus ou moins issus de repas servis dans des contenants en polystyrène.

Je suis restée pour un temps médusée… Je regardais les merdes déversées par les humains s’accumuler littéralement à mes pieds.

On s’y met tous!

Alors a commencé un petit ballet initié par les locaux. Quelques enfants ont commencé à ramasser des déchets pour les emmener à la poubelle. Suivi d’une mère de famille. Puis, d’un grand homme ultra-bronzé, tout maigre et tout tatoué. Au vu de sa lassitude, je crois comprendre que le ramassage des déchets est devenu une occupation quotidienne.

J’ai alors appelé ma fille et lui ai demandé si elle avait envie de se joindre aux locaux pour nettoyer la nature. Son visage s’est illuminé et nous avons, tous les quatre, rempli une grande poubelle de déchets en tout genre…

Un petit extra…

Une fois les gros déchets ramassés, j’ai laissé mes enfants retourner jouer. Et pour ma part, j’ai décidé de me focaliser sur un petit bout de plastique qui semblait joncher la plage, bien souvent emmêlé dans les algues. J’ai nommé: le bâton de la sucette.

Je pense que vous ne me croirez pas lorsque je vous annoncerai le nombre de bâtons de sucette que j’ai ramassé… En moins  de dix minutes, et sur une distance n’excédant pas 25 mètres, j’ai ramassé… plus de 80 bâtons !!! Je vous laisse imaginer le nombre de ces saloperies qui jonche les océans.

Le cœur gros

Nous sommes repartis de la plage, certes contents d’avoir contribué à nettoyer les lieux, mais le cœur gros. Car nous ne doutions pas qu’à la prochaine marée, le même ballet recommencerait…

Nos adresses conseils avec des enfants

Vous vous rendez à Santa Marta en famille? Suivez le guide!

Où loger?

Nous vous conseillons sans la moindre hésitation le logement Airbnb de Carlos Reyes. Un patio house magnifique, situé dans la vieille ville. Pas de piscine, mais une cour intérieure et des hamacs qui invitent à la détente. Un rapport qualité prix imbattable selon nous pour une localisation parfaite.

Activités

  • Kayak sur la plage du Rodadero
  • Snorkeling
  • Et châteaux de sable, évidemment! 
Long silence

Long silence

Vous aurez peut-être remarqué (ou pas…), je suis restée silencieuse depuis quelques jours. La faute aux procédures colombiennes qui compliquent notre vie… Si je ne doute pas que, dans quelque temps, je trouverai ça drôle, là, tout de suite, je suis plutôt au désespoir le plus total.

No, no es posible Senora

Voilà la phrase que nous entendons à longueur de journée, à croire que rien n’est jamais possible dans cette ville. Et lorsque, finalement, on nous répond Si, si es posible!, il nous faut alors nous armer de patience… Et bien souvent finir par reconnaître que finalement, non, ce n’était pas possible…

Les méandres administratifs

Actuellement, nous n’avons plus Internet à la maison. Laissez-moi vous détailler les raisons de cet état de fait. Je pense que c’est très représentatif de ce que nous vivons quotidiennement ici.

Nous avons décidé de changer d’opérateur Internet afin d’obtenir une vitesse plus rapide, pour un prix inférieur à celui que nous payions initialement. Nous nous sommes renseignés sur les temps qu’il fallait à Claro, notre futur opérateur, pour installer la ligne chez nous. Réponse: 48h. Connaissant la lenteur toute colombienne des processus, nous avons décidé d’entamer les procédures d’affiliation deux semaines avant la coupure officielle avec, donc, notre futur ancien opérateur (ETB). (Qui est devenu, entre temps, notre futur ancien futur opérateur!) Une grosse, grosse, grosse marge de sécurité, qui n’aura pas suffit, vous l’aurez compris.

Quand ça veut pas…

Nous nous sommes donc rendus, le cœur vaillant et plein d’espoir, chez Claro pour une simple procédure d’affiliation pour une ligne Internet.

  • 1: donner toutes les informations à l’employé afin qu’il prépare le contrat. Comme nous sommes étrangers, il nous indique que nous devons obtenir une autorisation spéciale et qu’il nous préviendra lorsque ce sera fait.
  • 2: attendre, attendre, attendre… Pour rien…
  • 3: allez chez Claro et constater que notre demande a été refusée car il leur faut un certificat de travail. Certificat qu’on leur apporte le jour même.
  • 4: attendre, attendre, attendre… Pour rien…
  • 5: allez chez Claro et constater que notre demande a été refusée car le certificat de travail date de plus d’un mois.
  • 6: redonner un nouveau certificat de travail. (Notre ligne Internet a été coupée à ce moment là de l’histoire)
  • 7: harceler pendant trois jours Claro afin d’accélérer la procédure. (Etape vaine…. )
  • 8: recevoir un mail pourri qui nous dit, en substance: désolé les gars, vous êtes refusés.
  • 9: jurer (p*** de co***, c’est pas possible ce qu’ils peuvent me tr*** le c*** ces pu*** de cou*** de b*** à c** de m***, je les emm**** eux et leurs procédures de m****, c’est des manches à c****!)

 

 

Nouvelle tentative

En désespoir de cause, nous avons recontacté notre ancien opérateur qui proposait de nouveaux prix, plutôt sympa. Mais figurez-vous que nous avons à nouveau été refusés (le jour-même cette fois-ci) pour une raison inédite encore: notre carte d’étranger, émise par la Colombie, validée par la Colombie, officialisée par la Colombie était… trop récente. Oui, oui, vous avez bien lu. Notre document d’identité officiel colombien n’est pas valide car ça ne fait pas assez longtemps qu’il traîne dans notre porte-monnaie…

Pour une fois cependant, je n’ai pas juré, mais j’ai rigolé. Les nerfs, très certainement… Bonne nouvelle cependant, Ricardo, notre propriétaire, est venu à notre rescousse. Bientôt, toute cette histoire sera derrière nous.

Café Internet

En attendant donc le retour d’Internet chez nous, je me rends dans une petite boulangerie de Quinta Camacho, quartier dont je vous ai parlé précédemment. Beale est une vraie boulangerie française (à l’heure où j’écris ces lignes résonne “Quand il me prend dans ses bras, je vois la vie en rose”), ce qui signifie que je m’empiffre de pain au chocolat tous les matins, en gardant ma veste, parce que j’ai froid… Aïe aïe.

Promis donc, dans peu de temps, vous pourrez suivre à nouveau les aventures de Mathilda!

En attendant, qu’esten bien!

Back to the future à Villa de Leyva

Back to the future à Villa de Leyva

Partir quelques jours loin de la frénésie de Bogota pour les vacances de Pâques? Je dis oui! Et depuis le temps que nous entendons parler de Villa de Leyva, petite ville coloniale située à seulement quelques heures de voiture de la capitale colombienne, nous avons opté pour cette destination!

Parents, rendez-vous en bas de ce post pour découvrir un résumé de toutes les bonnes adresses que nous avons compilées.

Villa de Leyva

Cette magnifique petite ville coloniale d’à peine 17’000 habitants est un véritable joyaux. L’architecture du centre-ville a été préservée avec soin et les rues pavées de gros galets appellent aux balades. Sans parler des magnifiques rencontres que vous y ferez… La beauté du temps qui passe, gravée dans le peau des habitants de cette bourgade… Je suis sous le charme…

C’est un véritable saut dans le temps auquel vous invite cette petite cité, nichée au creux de montagnes aux couleurs changeantes. Et cerise sur le gâteau, la plaza mayor ainsi que les ruelles qui y convergent, sont interdites à la circulation.

Plaza mayor

La plaza Mayor, c’est l’attraction de la ville, le lieu où touristes et locaux se retrouvent pour flâner. Cette magnifique placée pavée (attention, gare aux chevilles: son revêtement n’a pas changé depuis le XVIème siècle) est bordée de demeures coloniales et d’une somptueuse église. Nous avons eu la chance, malgré le week-end potentiellement ultra chargé en touristes, de pouvoir nous balader relativement seuls sur la place.

El mercado municipal

Situé à quelques rues à peine de la Plaza Mayor se trouve le marché local. Si vous aimez la Colombie authentique, pas celle que l’on vente sur les couvertures plastifiées de revues touristiques, ce marché est fait pour vous.

Chaque jour, les paysans descendent de la montagne pour vendre leurs produits. Fruits, légumes, mais également petit artisanat sont donc à l’honneur. Rien de bling-bling, rien de fancy, mais une authenticité qui fait chaud au cœur et un accueil comme on les aime. J’y ai même trouvé mon nouveau petit chapeau…

Dino’ time

Il a quelques 250 millions d’années, cette région était recouverte par la mer. En résulte aujourd’hui une quantité astronomique de fossiles marins que les paysans retrouvent quotidiennement dans leurs champs! Si vous ne vous sentez pas l’âme paysanne, vous pouvez aussi les découvrir au musée El Fosil, au musée Paleontologico ou encore au Parque Arquéologico de Monquira.

Parco Gondava

Une bonne alternative aux musées, qui peuvent sembler abrutissants aux yeux des enfants: el Parco Gondava. Ce parc thématique sur les dinosaures, situé à vingt minutes de Villa de Leyva, vous propose de vous balader parmi tricératops, brachiosaure, spinosaure ou encore ankylosaure. Je ne vous mentirais pas, quand je suis rentrée dans le parc, je me suis dit : c’est quoi cette blague. C’est nul! Mais en réalité, le parc est immense et les dinosaures cachés tout au long d’un petit chemin à suivre.

Le paysage est superbe, les reproductions plutôt réussies et l’ambiance sonore qui y règnent bluffante. Je me suis surprise à frissonner alors que j’entendais, résonnant au loin, un grognement sinistre. Sans oublier les inévitables balançoires et autres structures pour enfants qui agrémentent agréablement le lieu. Bref, nos minus ont adoré, et nous aussi!

Granja de Avestruces

Une autre petite balade plutôt sympathique dans la région: le parc des autruches. Pas le plus palpitants des parcs, mais une petite balade dans la nature ainsi que la possibilité de nourrir les animaux.

Marrants, même pour les adultes!

Tant d’autres activités

La région regorge d’activités en tous genres… Quad, balades à cheval, VTT… Nous ne les avons pas toutes testées car nous voulions aussi nous reposer… Mais ce petit coin préservé vaut le détour, que vous soyez accompagnés d’enfants ou non!

Nos adresses conseils avec des enfants

Vous vous rendez à Villa de Leyva avec vos enfants? Voilà quelques petites recommandations.

Attractions

Restaurants

  • El patio. Une carte sympathique mais surtout, une petite cabane réservée aux enfants pour qu’ils puissent jouer en toute sécurité en attendant le repas. Pour ne rien gâcher, les cocktails sont bons!  Adresse: Cl. 13 ## 08-03, Villa de Leyva, Boyacá
  • Casa San Pedro. Un lieu incroyable: une décoration improbable, des jeux en plein air, des animaux, une carte variée (je vous conseille leur pâte ! Un délice !), en d’autres termes: le paradis des familles. (Pour un repas romantique, plutôt déconseillé donc). Adresse: Cl. 12 #1096, Villa de Leyva, Boyacá