Quand Lila vous accompagne

Quand Lila vous accompagne

Bonjour à tous,

Ca fait bien longtemps que je ne vous ai pas écrit ! Toutes mes excuses. Pourtant, avant de vous donner des nouvelles (rigolotes, vous verrez ça dans le prochain billet) de notre séjour en Colombie, je souhaite vous parler encore une fois de ma vie d’auteur.

Proximité

Eh oui… Je sais que je vous en ai déjà énormément parlé, mais l’une des raisons pour laquelle j’adore l’auto-édition est la proximité avec les lecteurs qui devient alors possible. J’ai le privilège de rentrer en contact avec vous, sans intermédiaire.

La découverte de ma profession

Il m’a ainsi été possible, lors d’une lecture-conférence organisée il y a un an de cela, de vous expliquer en quoi consiste le métier d’écrivain auto-édité et de vous détailler le processus créatif qui est le mien.

Plus d’une heure durant, j’ai parlé, avec les personnes de l’assemblée, de mes doutes, de mes idées, de ma façon de travailler.

Dans votre intimité

Si j’apprécie de pouvoir partager avec vous mon quotidien et mon intimité, tant il est vrai qu’il y a énormément de moi dans mes livres, certains lecteurs m’ont récemment ouvert la porte de leur propre existence. Un partage qui m’a touchée et émue… Véritablement. Plus que jamais, je suis reconnaissante de cette aventure. Plus que jamais, je suis heureuse de constater que le travail effectué ces dernières années n’a pas été vain. Et consciente que les médisants et autres haineux (je ne doute pas que ces derniers se reconnaissent dans cette description) ne sont que quantité négligeable.

Dans le deuil ou la maladie

Au travers de vos témoignages, j’ai découvert que Lila vous a accompagné dans le deuil et dans la maladie, vous apportant un rayon de soleil bienvenu dans un quotidien parfois meurtri par les épreuves de la vie.

Je suis heureuse de savoir que mes mots, ma poésie et ma passion ont su, pour un temps du moins, alléger vos pensées…

Merci donc encore une fois de vos témoignages qui rendent ma profession d’écrivain d’autant plus exceptionnelle.

ps. La jolie photo de ma lecture publique a été prise par Mathias Deshusses Photography!

Suesca

Suesca

On ne va pas à Suesca pour sa ville. On ne va pas à Suesca pour son ambiance. On ne va pas à Suesca pour se balader dans ses rues. Non… Suesca est une ville sans intérêt particulier et, la crise vénézuélienne s’intensifiant, potentiellement dangereuse.

Bah alors, pourquoi on y va?

On va à Suesca pour la nature qui environne cette bourgade peu chaleureuse. On va à Suesca pour se balader loin de l’agitation des cités polluées et malmenées par un quotidien violent. On va a Suesca pour la grimpe, pour la pureté de son patrimoine géologique, pour la bonhomie des habitants de la région dite de las Rocas de Suesca.

Nous y avons séjourné une nuit. Seulement… Mais savons déjà que nous allons y retourner.

Las Rocas de Suesca

Las Rocas de Suesca est une impressionnante falaise rocheuse qui surplombe une vallée verdoyante. Le paradis des grimpeurs, de tous niveaux.

Mais pas seulement! Le calme, la sérénité et la beauté du site en fait un lieu de villégiature pour les amoureux de la nature que nous sommes.

S’évader

Alors que vous vous baladez à travers champ, la vie grouille partout autour de vous. Mais pour une fois, vous n’êtes plus entouré d’une foule de compatriotes trop pressés. Non, pour une fois, vous êtes l’intrus qui détonne. Vous vous accroupissez et découvrez un univers foisonnant d’insectes en tous genres.

Vous levez les yeux et vous vous laissez charmer par le ballet aérien des rapaces qui tournent autour de vous et dont les cris résonnent le long de la paroi. Vous fermez les yeux et devinez le son del Rio Bogota qui se déverse avec force et fracas à quelques mètres de vous. Et, soit dit en passant, Suesca se situant en amont de Bogota, ledit rio n’est pas encore un dépotoir…

S’élever et découvrir

Une petite heure de marche (si vous marchez au rythme de ma pipelette qui préfère s’arrêter pour taper la causette que d’avancer. Si non, comptez trente minutes) vous suffira pour vous rendre en haut d’une colline qui vous permettra non seulement de vous dégourdir les jambes dans des champs abruptes, mais également de découvrir un spectacle à couper le souffle.

La vallée, las Rocas de Suesca, le silence…

Mauricio

Mauricio, c’est notre hôte Airbnb. Celui qui nous a loué un petit chalet qui nous a littéralement envoûté. Cheminée, baies vitrées et ambiance montagnarde. De quoi ravir nos âmes de petits Suisses. Un homme sympathique et éminemment accueillant, qui a préféré fuir Bogota et la vie harassante qu’il y menait alors qu’il travaillait dans la publicité, pour se rapprocher des valeurs vraies. Il prend le temps de discuter, de vous conseiller sur les balades à faire. Il vous invite pour le café et vous présente à ses chiens. Il vous demande s’il peut vous photographier pour son petit book personnel. Il est l’antithèse de tout ce que je déteste à Bogota. Et, mon dieu, que je l’envie…

Alors si vous habitez vous aussi Bogota, sautez dans votre voiture, roulez une petite heure et demi et rendez-vous chez Mauricio! Et pourquoi ne pas profiter de la balade pour vous rendre à la Laguna de Guatavita?

Rendez-vous chez Maye

Rendez-vous chez Maye

Parce qu’il fait bon, parfois, aborder des sujets plus légers, je souhaite vous parler aujourd’hui de… ma nouvelle coupe de cheveux. Attendez, attendez! N’éteignez par l’ordinateur! Aussi rasoir que ce sujet puisse paraître de prime abord, je vous promets que je vais vous divertir. Voire peut-être vous faire sourire.

Apprendre de ses erreurs

Non… Ca, ce n’est pas pour moi. Ou peut-être est-ce simplement que je prends plaisir à reproduire invariablement les mêmes? C’est possible.

Quoi qu’il en soit, laissez-moi vous raconter mon rendez-vous chez le coiffeur local.

Adolphe, mon Béninois

Avant cela, je me dois de vous rafraîchir la mémoire, ou peut-être simplement de vous expliquer ma première mésaventure capillaire d’expatriée. Car ce n’est pas le première fois que je m’expose à une déconvenue…

J’ai un faible, lorsque nous nous expatrions, pour les petits marchés locaux, les épiceries de coin de rues et les artisans de quartiers. J’achète mes légumes là où il n’y a que rarement des blanches, je profite de la chance qui m’est donnée de découvrir un autre savoir-faire et je vais me faire couper les cheveux dans le salon tout crado du coin. Pourquoi? Parce que j’aime faire fonctionner l’économie locale. Parce que j’aime rencontrer les habitants du coin et me mêler, pour un temps, à eux. Et parce que c’est l’occasion de rencontrer de belles personnes qui valent la peine de prendre quelques risques.

Bref ! Revenons-en à mes cheveux.

Balais sur la tête

Je me souviens comme si c’était hier du petit frisson d’angoisse qui me parcourut le corps lorsque Adolphe, mon coiffeur Béninois installé à Dakar, expliqua m’appliquer un soin particulier sur la tête… Parce que vous n’êtes pas sans vous douter que nos petits cheveux blondinets n’ont pas la même résistance que des cheveux crépus.

Autant vous dire que j’ai eu raison de douter du résultat, tant il est vrai qu’Adolphe m’a littéralement brûlé les cheveux… Il me fallut plusieurs jours et beaucoup de patience pour récupérer une tignasse qui s’apparentait alors à un balais. Mais l’expérience m’a fait rire! Au point que j’ai souhaité la reconduire en Colombie.

Prise de risques limitée

Les cheveux des Colombiennes, bien que plus épais que les nôtres, se rapprochent des miens. Je me suis donc dit que je ne prenais que peu de risques en me rendant dans le salon du quartier. Grosse, grosse, grosse erreur d’appréciation de ma part, tant il est vrai que Maye, ma coiffeuse locale, a complètement foiré (il n’y a pas d’autres termes) sa couleur.

Voilà ce que j’ai demandé:

Voilà ce que j’ai eu. La couleur est très approximative. La coupe… Euh, quelle coupe?

Très appliquée

Est-ce que j’ai osé dire à Maye qu’elle a complètement loupé sa couleur ? Non… Elle était tellement appliquée et tellement stressée en découvrant le résultat que je n’ai pas eu le cœur de lui asséner ce jugement sans appel: même ma fille aurait fait mieux. Et pourtant, elle m’en a tendues des perches, croyez-moi! Plusieurs jours après notre petite séance coloration loupée, la coiffeuse m’arrêtait dans la rue:

  • Hola Estefania, que tal el color?
  • Muuuuuuuuuuy bien!
  • Y tu esposo? Esta contento?
  • Siiiiiii! Le enconta mucho. Muchas gracias Maye.

J’aurais eu envie de lui dire que mon mari rigole à chaque fois qu’il me regarde, mais à quoi bon? Le mal est fait, et il reste relatif. Ce n’est certes pas ce que j’ai demandé mais ce n’est pas si moche. Et les cheveux repoussent alors qu’une critique négative peut mettre bien du temps à être digérée. Et je sais de quoi je parle.

Pas sûre par contre que je retourne chez elle dans le futur 😉

FARC – partie 2

FARC – partie 2

Ca y est, ce moment que tout le monde redoutait, mais auquel presque tout le monde s’attendait, est arrivé. Les FARC reprennent les armes. Que signifie donc ce retour en arrière ? Rapide point de situation et évocation des possibles.

Mauvaise nouvelle, mais…

Tout d’abord, il convient de nuancer cette mauvaise nouvelle. Attention, je la nuance aujourd’hui. Mais comme je vous l’expliquerai dans le suite de ce billet, tout peut changer très rapidement.

Premièrement, seule une partie des anciens guerriers des FARC reprennent les armes. Une grande majorité de ces derniers souhaitent continuer le dialogue de paix avec le gouvernement.

Ensuite, et découlant logiquement de cette première assertion, l’envergure de ce mouvement est beaucoup moins importante que par le passé. Aucune véritable structure militaire, aucun contrôle territorial.

Finalement, Ivan Marquez, nouveau leader des FARC, espérait une alliance avec l’ELN (autre guérilla colombienne). Alliance qui est très peu probable au vue des anciennes rivalités et de l’envergure mesurée du néo-groupement communiste.

Des élections qui peuvent tout changer

A la fin du mois d’octobre auront lieu de nouvelles élections, afin d’élire les maires et gouverneurs des villes et des départements colombiens. Une étape cruciale pour l’avenir du processus de paix. Si les élus devaient être issus de la classe politique réfractaire à la paix avec les FARC, les conséquences seraient évidemment néfastes pour la paix en Colombie.

Il faut donc espérer que les prochains leaders politiques aient la volonté de continuer le processus enclenché et que la paix perdurera en Colombie.

Rikiki mais costo

En outre, bien que le groupement des FARC soit, à l’heure actuelle, limité, ses combattants font partie des plus chevronnés. Pour ne pas dire des plus dangereux. Il s’agit tout simplement des plus grands criminels que compte le pays… Il ne faut donc pas sous-estimer le potentiel de ce groupement.

L’inquiétude gronde

D’ailleurs, si l’annonce de la reformation des FARC a déclenché une véritable vague de tristesse dans le pays, nombre de ses habitants ont recommencé à trembler. Et tous gardent en mémoire les atrocités, les attentats et les enlèvements perpétrés.

Les forces de l’ordre de leur côté se préparent d’ores et déjà à affronter leur ennemi, que ce soit dans les villes ou dans les campagnes.

Et nous dans tout ça?

Eh oui… Nous, dans tout ça, qui sommes venus en famille pour aider la Colombie à accueillir les réfugiés vénézuéliens? Nous ne souhaitons pas céder à la panique. Mais une chose est sûre, à la moindre alerte, nous sautons dans un avion et partons sans nous retourner.

Et je ne vous mentirai pas, personnellement, j’ai un très mauvais presentiment… La guerre civile est à deux doigts d’éclater à nouveau… J’espère me tromper.

FARC – partie 1

FARC – partie 1

Voilà un acronyme qui fait trembler… Et en cette période sombre pour la Colombie, alors que les FARC reprennent les armes, j’ai pensé qu’il serait bon de revenir sur ce mouvement et sur la guerre civile qui a secoué ce pays des années durant. « La plus grande catastrophe humanitaire de l’hémisphère occidental », selon les Nations Unies.

Il s’agit ici d’un survol de l’histoire politique et militaire du pays. Loin de moi la prétention de tendre à quelconque exhaustivité.

FARC?

Mais tout d’abord, qui sont les FARC.

Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie est la principale guérilla communiste de ce pays. Et la plus tristement célèbre.

Une histoire violente

Mais pour comprendre l’avènement des FARC, il me faut tout d’abord revenir sur l’histoire sanglante de ce pays d’Amérique latine. Remontons, si vous le voulez bien, en 1948. Début d’une période dramatique dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler, mais dont la violence n’a d’égal que la barbarie.

La Violencia

Tel est le nom donné à cette première guerre civile dont je vais vous parler. Tout commença par l’assassinat du politicien libéral Jorge Eliécer Gaitán le 9 avril 1948, qui était alors extrêmement populaire. En réaction à cet assassinat, des émeutes d’une violence inouïes éclatèrent. Emeutes réprimées par les conservateurs au pouvoir.

Et voilà comment débuta une guerre civile qui provoqua la mort de près de 300’000 Colombiens…

Les massacres étaient alors légion, et il n’était pas rare de voir des villages entiers disparaître, sous prétexte qu’ils soutenaient le parti libéral.

Naissance des guérillas

Comme vous vous en doutez, c’est à cette période que naquirent de nombreux mouvements guérilleros, tant de gauche que de droite. C’est également à cette époque qu’apparurent les milices d’auto-défense paysannes, qui donnèrent naissance par la suite au FARC ainsi qu’à l’ELN (Armée de Libération Nationale).

Bien évidemment, tous ces différents groupes, bien que luttant contre les crimes des militaires, se firent également la guerre…

La terreur

Les mouvements de l’ELN et des FARC, respectivement d’inspiration castriste et communiste (entendez par là, La Havane vs Moscou) commirent énormément d’exactions et firent régner la terreur.

Attentats, meurtres, enlèvements…

Quand les narcotrafiquants s’en mêlent

Pourquoi ne pas envenimer la situation, en ajoutant à ce cocktail déjà explosif, des groupes paramilitaires financés par les narcotrafiquants? Ces derniers apparurent sur la scène colombienne dans les années 1980 pour lutter contre les guérillas.

En résumé?

Pour résumer cette situation complexe: nous avons donc un parti politique conservateur qui réprime la population. Un parti libéral qui n’est pas franchement tout blanc non plus. En réaction, différentes guérillas voient le jour. Dont notamment les FARC. Ces différents groupements s’en prennent tant à la population civile qui ne partage pas les mêmes motivations idéologiques qu’aux partis politics officiels.

Enfin, les groupes paramilitaires profitent des fonds du trafic de drogue pour prendre leur essor et lutter contre les guérillas. Non sans s’en prendre également à la population civile.

Quand les relations avec les FARC s’enveniment

S’il y a eu plusieurs tentatives d’apaisement ainsi que des processus de paix avortés, les relations entre les gouvernements et les FARC se sont envenimées en 1990, lorsque le siège de leur secrétariat fut pris par l’armée. Les FARC devinrent alors ce mouvement mobile, profitant de la densité d’une forêt impénétrable pour se cacher et fomenter enlèvements, actes terroristes, massacres, violences sexuelles et autres exactions contre la population et le gouvernement.

De nombreuses tentatives

De nombreuses tentatives de pacification virent le jour. La plus importante fut l’accord de paix signé en 2016 par les FARC et le gouvernement de Juan Manuel Santos. Accord qui est aujourd’hui totalement remis en question…

Trois petites lettres…

Trois petites lettres…

Non, non, je vous rassure, ce n’est pas la fin de mon blog. Pas du tout ! J’ai encore beaucoup de choses à vous raconter. Mais aujourd’hui, je ne vais pas vous parler voyages, Colombie ou mésaventures. Non, je vais vous parler littérature. Aujourd’hui, je vous annonce que j’ai fini la rédaction de mon prochain projet littéraire!

Trois lettres…

… qui représentent la fin d’un travail solitaire mais tellement passionnant.

Taper ces trois lettres en fin de manuscrit, c’est reconnaître que les heures passées à réfléchir, à triturer son imagination, à écrire puis à effacer, à changer d’avis, à corriger, à donner corps et âme aux personnages, sont révolues. Trois lettres qui closent le chapitre de la création pour ouvrir celui de l’édition.

Un moment émouvant

Terminer un manuscrit est toujours un moment émouvant. Car, si les personnages continueront de vivre au travers des yeux de mes lecteurs, je n’aurai plus cette relation privilégiée avec eux… Ils ne me surprendront plus, ils ne me feront plus rire, seule derrière mon ordi (bien que parfois accompagnée de mon fils qui adore s’assoir sur mes genoux alors que je travaille).

Ils ne seront plus «que à moi»…. Je dois maintenant les partager.

Pas d’éditeur!

Comme vous le savez peut-être, j’ai pris la décision, il y a plusieurs années de cela, de ne pas travailler avec un éditeur. Non pas que je n’estime pas leur travail, mais bien plus que j’envisage ma profession d’écrivain comme un véritable travail d’entrepreneur. Quelle bonne idée fut la mienne de faire ce pari risqué, tant il est vrai que j’ai classé un de mes romans autoédités parmi les «bestseller» Suisse! Et vous savez quoi? Je n’ai pas l’intention de m’arrêter là.

Libre de sortir des sentiers battus

Se passer d’éditeur sous-entend être libre de mener mes projets tels que je le souhaite. Et surtout, libre de sortir des sentiers battus. Et à nouveau, pour ce prochain projet, j’ai bien l’intention de ne pas me satisfaire des poncifs. Je souhaite décloisonner la littérature, la laisser vivre en dehors des carcans imposés par des siècles de tradition! (Ce qui est un paradoxe, car je suis fan de littérature classique…) Comme vous vous en souvenez peut-être, j’avais déjà proposé une approche différente de mes précédents romans, lors de lectures publiques organisées dans des lieux insolites: chez un coiffeur, dans une boutique d’habits, dans un restaurant…

Je vais donc travailler activement à vous offrir une approche inédite de cet art que j’apprécie tant. Je vous en parle, prochainement, mais ça risque d’être vraiment chouette.

Les étapes post-écriture

L’autoédition est un travail complet, qui présuppose de nombreuses étapes nécessaires à la réalisation du livre papier (ou numérique).

A l’heure actuelle, j’ai donc terminé la rédaction de mon prochain projet littéraire. En outre, j’ai également terminé la phase de relectures et de corrections, phase durant laquelle m’accompagne une incroyable correctrice externe qui m’invite toujours à pousser la réflexion plus avant. Sans parler des milliers de fautes d’orthographe qu’elle m’évite de commettre!

Et ensuite ?

Maintenant, les dés sont dans les mains de mon mari. A lui de faire la mise en page et la couverture. Sur laquelle évidemment, nous travaillons main dans la main. C’est également un moment fort en émotions: le livre objet se dessine lentement sous mes yeux.

Je vous en dis un peu plus?

Allez, d’accord, je vous en dis un peu plus. Et je vous parle de la genèse de cette nouvelle que je m’apprête à publier.

Vous souvenez-vous de la critique dévastatrice que j’avais reçue d’une blogueuse littéraire, qui avait simplement détesté Ma vie en Lila? Elle critiquait la présence de scènes érotiques dans mes romans… Sans même prendre la peine de saisir le travail effectué sur la cécité, sur les sens, et sur l’essence même de l’amour. Sans même remarquer le travail sur les sonorités, la rythmique et la poésie.

Quoi qu’il en soit, et les personnes qui me connaissent ne seront pas étonnées, j’ai décidé de m’opposer farouchement à son jugement. Après avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, je me suis mise derrière mon ordinateur et ai commencé à écrire: Anatomie d’un plan cul.

Vous l’aurez compris, ma prochaine nouvelle ne parle QUE de sexualité. Et vous savez quoi ? J’aurais presque envie de lui envoyer un exemplaire de cette future nouvelle. C’est mon côté boute-en-train et éminemment sympathique, comme le dit un des personnages que vous pourrez découvrir prochainement dans Anatomie d’un plan cul!

Connaissez-vous Lila?

Vous n’avez pas encore votre exemplaire de Ma vie en Lila ou de De l’Aurore au Sépia? Alors rendez-vous sur mon shop!